L' Arme du GÉNIE

"Parfois détruire, souvent construire, toujours servir !"
devise de l' Arme du Génie


 

Ses Origines :
source : http://www.esag.terre.defense.gouv.fr

Il existe plusieurs versions sur les origines des couleurs du Génie en voici une qui semblerait être la plus vraisemblable :

"Sous Vauban (1633-1707) les ingénieurs n' avaient pas de main d' oeuvre spécifique. Lorsqu 'ils faisaient travailler des paysans réquisitionnés, ou des prisonniers, se posait un problème d' encadrement. Vauban demande alors qu' on lui prête des fusiliers d' artillerie. Ces fusiliers étaient chargés de la protection immédiate des canonniers.

A cette époque en effet, les canons avaient une portée de 600m à 1km. Les canonniers voyaient fréquemment fondre sur eux la cavalerie et l' infanterie ennemies . La protection des fusiliers était indispensable.

Le combat terminé, les fusiliers redevenaient ouvriers du bois ou du fer (charrons, menuisiers, forgerons, bourreliers). Ils étaient chargés d' entretenir les matériels d' artillerie (canons, caissons de munitions, équipage de ponts de bateaux, forges, charrettes, fourragères). Ils avaient donc le sens du travail pratique . C' est pour cela que Vauban les récupéra pour assurer l' encadrement.

Or les fusiliers concernés avaient un drapeau . Ses couleurs était le rouge et le noir. C' est donc par filiation que le corps du génie conserva ces deux couleurs."

 

LA MARCHE DES SAPEURS

I
Héritiers de Vauban nous sommes les sapeurs,
On dit de nous souvent que nous avons du coeur
Nos anciens amassèrent tout au long de l’Histoire,
Tant de faits héroïques et de titres de gloire.
Qu’ils ont fait notre renommée, toujours nous voudrons la mériter (bis)
Refrain
Fantassins, cavaliers, nos frères de combat,
Foncez dans la mêlée sans craintes et sans peur.
Si le combat fait rage, surtout ne craignez pas
Les obstacles et les mines nous serons toujours là.
Pour vous ouvrir la route, nous les sapeurs

II
A Wagram en héros, devant leur empereur
Ils franchirent le Danube et ils furent vainqueurs.
Plus tard sauvant l’armée, à la Bérézina
Ils donnèrent leurs vies et ne marchandèrent pas :
C’étaient les pontonniers d’Eblé, nous sommes fiers de leur succéder (bis)
Refrain
III
Dans les tranchées de l’Est, dans les sapes à Verdun
Joffre allait souvent voir les sapeurs de Mangin.
C’étaient les dignes pères, des pontonniers du Rhin
Ils ont gagné leur guerre nous montrant le chemin.
Qui conduit tout droit à l’honneur, c’est notre route à nous les sapeurs (bis)
Refrain
IV
Ils ont marqué la terre, de travaux prodigieux
Routes, chemins de fer et ponts vertigineux.
Dans la paix, dans la guerre au chantier comme au feu
Au cour de la bataille ou quand le ciel est bleu.
Des glaces ou à l’équateur, partout et toujours, il y a des sapeurs (bis)
Refrain

 

Sa sainte patronne : SAINTE BARBE
source : http://www.amicale-17rgp.fr

"Sous le règne de l' empereur romain Maximilien, la ville de Nicomedie en Asie mineure comptait parmi ses plus nobles habitants Dioscore, dont la fille Barbe, était un modèle de beauté et de vertu.

Selon la coutume orientale, la jeune vierge, toujours voilée, vivait à l' écart, avec sa mère dans le gynécée, espèce de tour attenant à la maison paternelle.

Là, des préoccupations religieuses bien au-dessus de son âge occupaient cette jeune intelligence, très ouverte et altérée de vérité et d' amour divin .Sur sa demande secrète, Origène, théologien et père de l' église grecque, qui se trouvait alors à Nicomédie, lui envoya un vénérable vieillard, le prêtre Valens ,à qui comme savant et comme médecin,les parents de Barbe permirent de visiter et de s' entretenir la jeune fille .

Valens l' instruisit et la baptisa.
Dès que son père sut qu 'elle était chrétienne, il menaça de la tuer. Elle s' enfuit et se cacha sur une montagne voisine. Dioscare la découvrit, et la saisissant avec brutalité, la traîna par les cheveux, la flagella, la ramena à Nicomédie et la livra au proconsul Marcien .Celui-ci après l' avoir inutilement exhorté à renier sa foi, la condamna à d' horribles supplices : on la flagella avec des nerfs de boeufs ,on lui laboura les flancs avec des ongles de fer, on promena des torches enflammées sur les plaies saignantes, on lui coupa les deux seins avec le tranchant d' un scalpel, on la traîna dans cette horrible état à travers les rues de la ville; elle priait Dieu sans laisser échapper la moindre plainte.

Son martyre se termina sur la hauteur qui domine la cité de Nicomedie : là, elle eut la tête tranchée, de la main de son père même. A ce moment là, une tempête se leva au milieu du tonnerre et des éclairs ; la foudre frappa Dioscore, qui fut entièrement consumé, si bien qu' il ne resta plus de trace.

Dès lors Sainte Barbe est célébrée par les sapeurs, artilleurs et mineurs

 

 

Le Génie en France
source : Vauban 2016



retour